Ce que recouvre la notion de prestation fictive
Le terme vise un acte transmis à l'assurance maladie qui ne correspond à aucune prestation réelle, ou qui ne correspond pas à la prestation déclarée. Les situations invoquées par la caisse sont variées, et chacune peut recevoir une explication :
- un acte non réalisé : consultation, visite ou acte technique facturé alors que le patient n'a pas été vu ;
- un acte surcoté : prestation réelle mais déclarée sous une cotation plus élevée que celle effectivement accomplie ;
- un patient absent : facturation à une date où le patient était hospitalisé, à l'étranger ou suivi ailleurs ;
- une facturation postérieure au décès du patient, ou une série d'actes identiques répétés de façon mécanique.
Il faut distinguer ce grief de la simple erreur de cotation. Une erreur porte sur la manière de coder un acte qui a bien eu lieu : elle relève d'abord de l'indu et d'une discussion technique sur la nomenclature. La prestation fictive suppose au contraire qu'aucun soin, ou un soin très différent, n'ait été délivré. Cette frontière conditionne toute la suite : tant que la réalité de l'acte peut être établie, le débat reste celui d'une cotation discutable, non celui d'un manquement à la probité.
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