Pourquoi la CPAM contrôle les arrêts de travail d'un médecin
Le contrôle ne part presque jamais d'une plainte ou d'un dossier individuel. Il part d'une comparaison : le nombre d'arrêts prescrits, leur durée et le nombre de journées indemnisées sont rapportés à ceux des médecins exerçant une activité comparable dans le ressort de la même agence régionale de santé ou de la même caisse. Lorsque l'écart est jugé significatif, votre nom entre dans le périmètre des actions de la caisse.
La loi fixe elle-même ce critère. L'article L. 162-1-15 du code de la sécurité sociale, dans sa version en vigueur depuis le 27 juin 2026, vise le professionnel dont le nombre ou la durée des arrêts de travail donnant lieu à indemnités journalières, ou le nombre de ces arrêts rapporté au nombre de patients vus sur la période, sont significativement supérieurs aux données moyennes constatées, pour une activité comparable, chez les professionnels de la même profession exerçant dans le ressort de la même agence régionale de santé ou de la même caisse.
Être ciblé ne signifie donc pas que la caisse vous reproche un arrêt injustifié en particulier. Cela signifie qu'un indicateur statistique vous place au-dessus d'un seuil. Toute la défense consiste à montrer ce que cet indicateur ne voit pas : la réalité de votre patientèle.