Ce que la nomenclature exige pour coter un APC
L'avis ponctuel de consultant est défini à l'article 18 B de la Nomenclature générale des actes professionnels (NGAP). Il rémunère un avis donné, à titre ponctuel, par un médecin consultant à la demande explicite du médecin traitant du patient (ou, par dérogation, du chirurgien-dentiste pour le stomatologue et le chirurgien maxillo-facial). Mieux rémunérée qu'une consultation classique, cette cotation est une cible régulière des contrôles.
Les conditions posées par le texte sont cumulatives :
- Un adressage explicite par le médecin traitant. Le texte n'impose pas de demande écrite : un appel téléphonique du médecin traitant peut suffire, mais l'écrit reste vivement recommandé.
- Un retour au médecin traitant : le médecin consulté lui adresse ses conclusions et ses propositions thérapeutiques ; en pratique, seul un courrier écrit mentionnant l'adressage pour avis permet de le prouver.
- Pas de soins continus : le consultant s'engage à ne pas donner au patient de soins continus et laisse au médecin traitant la charge de surveiller l'application de ses prescriptions.
- La règle des 4 mois : ne pas avoir reçu le patient dans les 4 mois précédant l'avis, et ne pas le revoir dans les 4 mois suivants pour la même pathologie.
- Le non-cumul avec d'autres actes réalisés dans le même temps, sauf exceptions limitativement énumérées (électrocardiogramme, certaines biopsies, etc.).
S'y ajoute une exigence pratique : la feuille de soins, papier ou électronique, doit refléter le parcours de soins coordonné (identification du médecin traitant, indication de l'orientation). C'est souvent sur ce point formel que commence la difficulté.