Dans quels cadres une perquisition au cabinet médical est-elle possible ?
Trois cadres coexistent. En enquête de flagrance, la perquisition obéit à l'article 56 du Code de procédure pénale et se fait sans votre accord. En enquête préliminaire, l'article 76 exige en principe votre assentiment exprès, écrit de votre main ; à défaut, lorsque l'enquête porte sur un crime ou un délit puni d'au moins trois ans d'emprisonnement, le juge des libertés et de la détention peut, à la demande du procureur, autoriser l'opération par une décision écrite et motivée. Dans le cadre d'une information judiciaire, c'est le juge d'instruction qui l'ordonne ou la conduit.
Les dossiers qui y conduisent sont connus : enquête pour escroquerie au préjudice de l'Assurance maladie, décès ou accident grave ayant donné lieu à une plainte, soupçon de faux certificats ou d'arrêts de travail de complaisance, prescription de substances détournées. La perquisition est fréquemment menée le même jour qu'une garde à vue, au cabinet et parfois au domicile.
Première question à poser, poliment mais fermement : dans quel cadre agissez-vous et sur quelle décision ? Si un assentiment vous est demandé, c'est que l'enquête est préliminaire et que vous pouvez le refuser ; ce refus se discute avec votre avocat, car il peut conduire à une autorisation du juge des libertés et de la détention.