Trente jours pour faire appel
L'article R.4126-44 du Code de la santé publique fixe le délai d'appel à trente jours à compter de la notification de la décision de première instance. Ce délai est augmenté des délais de distance prévus par le Code de procédure civile pour les personnes demeurant outre-mer ou à l'étranger. Si la notification ne mentionne pas ce délai de trente jours, c'est un délai de deux mois qui s'applique.
Le point de départ est la réception de la notification, et non la date de l'audience. Trente jours suffisent à peine pour analyser les motifs et décider de la stratégie : il est prudent de prendre contact avec un avocat dès la réception du pli, sans attendre la fin du délai. Pour une requête envoyée par la poste, c'est la date d'expédition qui compte, le cachet de la poste faisant foi.
La requête d'appel est déposée ou adressée au greffe de la chambre disciplinaire nationale (article R.4126-45). Elle doit être motivée : un appel qui se borne à exprimer un désaccord, sans critique précise du jugement, expose à un rejet. Par prudence, la requête déposée dans le délai expose déjà les principaux griefs contre le jugement ; un mémoire complémentaire peut ensuite les développer.