Cabinet établi à Paris depuis 2018 Intervention partout en France Lun. – Ven. · 9h – 19h
Premier appel offert · 01 85 73 41 85
Cabinet · Honoraires

Honoraires d'avocat pris en charge par l'assureur du médecin : comment cela fonctionne en pratique

En bref

Un médecin mis en cause n'a presque jamais à financer seul sa défense. Sa responsabilité civile professionnelle et sa protection juridique prévoient, dans la majorité des cas, la prise en charge des honoraires d'avocat, en conciliation comme en jugement.

  • Deux garanties peuvent jouer : le volet « défense pénale et recours » de la RCP, et le contrat de protection juridique.
  • Vous choisissez votre avocat : la loi garantit le libre choix, l'assureur ne peut pas vous en imposer un.
  • Déclarez vite : la garantie s'applique à condition d'avoir déclaré le litige dans les délais du contrat, avant d'engager des frais.
  • Ce qui reste à votre charge : l'éventuel écart entre le plafond de l'assureur et les honoraires convenus, et les cas d'exclusion (faute intentionnelle, litige antérieur à la souscription).
  • Le cabinet s'occupe des échanges avec l'assureur : déclaration, accord de prise en charge, facturation.

C'est la question que tout médecin se pose au moment de contacter un avocat : « combien cela va-t-il me coûter ? ». La réponse est souvent rassurante, à condition de connaître ses contrats et de respecter quelques règles de déclaration. Cet article explique, sans jargon, quelle garantie couvre quoi, comment l'activer et ce que le cabinet fait à votre place.

Deux garanties qui peuvent payer votre défense

Le volet « défense pénale et recours » de la responsabilité civile professionnelle

La RCP est obligatoire pour tout médecin exerçant à titre libéral. Elle couvre d'abord l'indemnisation des patients en cas de dommage. Mais la quasi-totalité des contrats comportent aussi une garantie de défense : lorsque vous êtes poursuivi à raison d'un acte couvert par le contrat, l'assureur prend en charge votre défense, y compris devant le juge pénal, et les frais qui vont avec. Cette garantie joue typiquement en cas de plainte pour blessures ou homicide involontaires, de mise en cause devant la commission de conciliation et d'indemnisation, ou d'action civile d'un patient.

La protection juridique

La protection juridique est un contrat distinct, souvent proposé en option par le même assureur ou souscrit à part. Elle couvre les litiges qui ne relèvent pas de la responsabilité civile : plainte devant l'Ordre des médecins, contestation d'un indu ou d'une pénalité de la CPAM, litige avec un associé, un employeur, une clinique, un fournisseur, procédure de déconventionnement. C'est elle qui joue le plus souvent dans les contentieux CPAM et ordinaux. Son étendue varie d'un contrat à l'autre : certains excluent les litiges avec les organismes sociaux ou les plafonnent, d'autres les couvrent largement. D'où l'importance de lire les conditions particulières, ou de nous les transmettre pour que nous le fassions.

Le réflexe utileCherchez sur votre attestation annuelle les mots « défense pénale et recours », « protection juridique » ou « assistance juridique ». Si vous les trouvez, il y a de fortes chances que votre défense soit prise en charge. Si vous ne trouvez rien, demandez à votre assureur, par écrit, la liste des garanties souscrites.

Quels litiges sont couverts, et lesquels ne le sont pas

Chaque contrat a ses propres définitions, mais les grandes lignes sont stables.

Un point mérite attention : la garantie s'apprécie au moment du fait générateur, pas au moment de la plainte. Un médecin qui change d'assureur doit vérifier que les faits antérieurs restent couverts, soit par l'ancien contrat, soit par une reprise du passé prévue dans le nouveau.

Le libre choix de l'avocat : un droit, pas une faveur

Dès qu'une procédure est engagée, ou qu'un conflit d'intérêts apparaît entre vous et l'assureur, vous avez le droit de choisir librement votre avocat. Ce principe est inscrit dans le code des assurances pour la protection juridique, et il s'applique en pratique à la garantie de défense de la RCP dès lors que vos intérêts et ceux de l'assureur peuvent diverger, ce qui est fréquent : l'assureur veut limiter l'indemnisation, vous voulez d'abord préserver votre réputation, votre inscription à l'Ordre et votre casier judiciaire.

Concrètement, l'assureur vous proposera souvent « son » avocat. Vous pouvez accepter, ou lui indiquer par écrit le nom de celui que vous avez choisi. Il ne peut pas refuser la prise en charge pour ce seul motif. Il peut en revanche appliquer son barème, ce qui nous amène à la question des montants.

Ce que l'assureur paie, ce qui peut rester à votre charge

La prise en charge se fait selon deux logiques, parfois combinées. Certains contrats règlent les honoraires dans la limite d'un plafond par litige ou par année. D'autres appliquent un barème par type d'intervention : une somme pour une conciliation, une autre pour une audience disciplinaire, une autre pour une instance devant le pôle social ou le tribunal correctionnel. Dans les deux cas, si les honoraires convenus avec votre avocat dépassent ce que l'assureur accepte, la différence vous revient.

Dans la majorité des dossiers que traite le cabinet, l'intégralité ou l'essentiel des honoraires est couvert, en conciliation comme en jugement. Lorsque ce n'est pas le cas, nous vous l'indiquons avant tout engagement, par écrit, avec le montant de la part restant à votre charge. Vous décidez en connaissance de cause. Les frais annexes, comme l'expertise ou les frais d'huissier, suivent les mêmes règles et sont, le plus souvent, pris en charge au même titre.

À ne pas faireEngager un avocat, payer une provision, puis déclarer le litige à l'assureur. La plupart des contrats subordonnent la prise en charge à une déclaration préalable, avant tout engagement de frais. Les honoraires réglés avant l'accord de l'assureur sont fréquemment refusés.

La procédure, étape par étape

Trois situations fréquentes

La plainte ordinale

Un patient saisit le conseil départemental. La conciliation, puis la chambre disciplinaire, relèvent de la protection juridique. La déclaration doit intervenir dès réception de la convocation à la conciliation, car c'est à ce stade que l'assistance de l'avocat est la plus utile.

Le contrôle CPAM et l'indu

La notification d'indu ouvre un délai de deux mois. La protection juridique couvre en général la contestation devant la commission de recours amiable et le pôle social du tribunal judiciaire. Attention aux contrats qui excluent les litiges avec les organismes sociaux : dans ce cas, le cabinet propose une convention d'honoraires adaptée, avec un premier travail d'analyse du tableau de la caisse pour mesurer l'enjeu réel avant d'aller plus loin.

La garde à vue ou la plainte pénale

L'urgence ne permet pas toujours de déclarer avant l'intervention de l'avocat. Les contrats prévoient cette hypothèse pour la garde à vue : l'assistance est prise en charge sur déclaration faite dans les jours qui suivent. Pour la suite de la procédure, la garantie de défense de la RCP prend le relais si les faits relèvent de l'exercice médical.

Ce qu'il faut retenir

ODAYA Avocats défend les médecins et les professionnels de santé face à la CPAM, à l'Ordre et aux patients, avec une fibre pénale particulièrement utile dans cette matière. Le cabinet intervient partout en France et prend en charge, pour vous, les démarches auprès de votre assureur. Contact : contact@odaya-avocats.fr ou 01 85 73 41 85.

Questions fréquentes

Mon assureur RCP paie-t-il mon avocat en cas de plainte d'un patient ?

Dans la majorité des cas, oui : les contrats de responsabilité civile professionnelle des médecins comportent un volet défense pénale et recours, et beaucoup de praticiens disposent aussi d'une protection juridique. La prise en charge dépend toutefois des garanties souscrites, des plafonds prévus et de la nature de la procédure. La lecture des conditions générales et particulières permet de le vérifier rapidement.

Puis-je choisir mon propre avocat si mon assureur m'en propose un ?

Oui. Le libre choix de l'avocat est un droit reconnu à l'assuré en protection juridique, et l'assureur ne peut pas vous imposer le conseil qu'il recommande. Il suffit d'informer l'assureur du nom de l'avocat choisi lors de la déclaration du sinistre. Ce choix ne vous prive pas de la prise en charge prévue au contrat.

Comment déclarer un litige à mon assureur pour obtenir la prise en charge ?

Il faut adresser une déclaration écrite à l'assureur dès réception de la plainte, de la convocation ou de la notification, en joignant le document reçu. Il est recommandé de le faire avant d'engager des frais, car certains contrats prévoient un accord préalable. Votre avocat peut préparer cette déclaration et transmettre ensuite ses notes d'honoraires directement à l'assureur.

Une procédure devant la CPAM ou l'Ordre est-elle couverte comme un procès pénal ?

Dans la majorité des cas, les contrats couvrent aussi les procédures disciplinaires ordinales et une partie des litiges avec l'assurance maladie, mais les exclusions varient beaucoup d'un assureur à l'autre. Les contentieux d'indu ou de pénalités financières sont parfois exclus ou plafonnés plus bas. Seule l'analyse du contrat permet de savoir ce qui sera réellement pris en charge.

Que reste-t-il à ma charge si mon assureur prend en charge ma défense ?

Selon le contrat, un plafond par procédure ou par intervention peut laisser une partie des honoraires à votre charge, de même qu'une éventuelle franchise. Les condamnations pécuniaires, amendes ou remboursements d'indu ne sont en principe jamais couverts par la garantie défense. Une convention d'honoraires claire, établie dès le départ, précise ce qui relève de l'assureur et ce qui relève de vous.

L'assureur peut-il refuser de prendre en charge mes frais de défense ?

Oui, notamment si le litige relève d'une exclusion prévue au contrat, si la déclaration est tardive ou si les faits reprochés sont intentionnels selon la définition du contrat. Un refus n'est cependant pas toujours définitif : il peut être contesté en s'appuyant sur les termes exacts de la police. En cas de désaccord sur la conduite du dossier, la plupart des contrats prévoient aussi une procédure d'arbitrage.

O

Le Cabinet ODAYA

Avocats au Barreau de Paris, dédiés à la défense des médecins et professionnels de santé face à la CPAM, à l'Ordre et aux patients. Cabinet fondé en 2018, 174 rue de Courcelles, Paris 17e. Intervention partout en France.

Une situation similaire ?

Un premier entretien de 20 minutes, offert et confidentiel.

Prendre rendez-vous →