La CRPC, ou le plaider coupable du médecin : dans quels dossiers ?
Selon l'article 495-7 du Code de procédure pénale, le procureur de la République peut recourir à la CRPC pour tous les délits, d'office ou à la demande de la personne ou de son avocat, à condition que la personne reconnaisse les faits qui lui sont reprochés. Sont exclues les atteintes volontaires et involontaires à l'intégrité des personnes et les agressions sexuelles des articles 222-9 à 222-31 du Code pénal lorsqu'elles sont punies de plus de cinq ans d'emprisonnement.
L'article 495-16 écarte en outre, sans condition de peine, les mineurs, les délits de presse, les délits politiques et les délits d'homicide involontaire. Un médecin poursuivi pour homicide involontaire après le décès d'un patient ne peut donc pas se voir proposer de CRPC pour ce délit ; il le peut, en revanche, pour des blessures involontaires, une escroquerie au préjudice de l'Assurance maladie ou un faux certificat.
La procédure peut intervenir à plusieurs moments : sur convocation à cette fin, après une garde à vue et un déferrement, alors qu'une audience correctionnelle est déjà fixée (article 495-15, tant que le tribunal n'a pas examiné l'affaire au fond, avec l'accord de la partie civile si c'est elle qui a mis l'action publique en mouvement), ou à la fin d'une information judiciaire, sur ordonnance du juge d'instruction (article 180-1).