Médecin accusé d'agression sexuelle : la parole du patient et la présomption d'innocence
Deux exigences coexistent et aucune ne doit effacer l'autre. La première est que toute personne qui dit avoir subi une atteinte sexuelle au cours d'un soin soit entendue, que sa plainte soit instruite et, si les faits sont établis, qu'ils soient sanctionnés. La seconde est que le médecin mis en cause soit présumé innocent tant que sa culpabilité n'a pas été établie, comme le rappellent l'article préliminaire du Code de procédure pénale et l'article 9-1 du Code civil.
Les situations sont diverses. Certaines plaintes portent sur des gestes dénués de toute finalité médicale. D'autres portent sur un examen touchant à l'intimité dont l'indication, le déroulement, l'information donnée ou l'accord recueilli sont discutés. Il revient à l'enquête puis au juge de faire la part des choses, dans le respect des droits de chacun.