Les risques propres à la radiologie
Le premier risque est l'erreur d'interprétation : nodule non signalé sur une radiographie thoracique, lésion mammaire classée bénigne, fracture du scaphoïde non vue, embolie méconnue sur un scanner injecté. La particularité de ces dossiers est la relecture rétrospective : l'expert examine l'image en sachant ce qu'il cherche, alors que vous l'avez lue sans le savoir. La défense replace la lecture dans ses conditions réelles : indication portée sur la demande, qualité du cliché, contexte clinique, données de la littérature sur les faux négatifs de l'examen.
Le deuxième risque est le retard de diagnostic imputé à la chaîne d'information : compte rendu tardif, résultat anormal non transmis au prescripteur, absence d'alerte directe au patient en cas de découverte urgente. Le radiologue est jugé sur la formulation du compte rendu et sur la preuve de sa transmission. Le troisième risque est l'accident lié à l'acte : réaction au produit de contraste, complication d'une biopsie ou d'une infiltration, radioprotection.
Enfin l'exercice en société d'exercice libéral, avec plateau technique lourd, introduit des enjeux propres : responsabilité de la société pour la facturation, responsabilité personnelle de l'associé pour l'interprétation, conflits entre associés lors d'un contrôle.