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Spécialités · Chirurgie

Avocat pour chirurgien à Paris et en Île-de-France

En chirurgie, le litige naît d'un résultat : une complication, une reprise, une séquelle. Le patient cherche une faute là où il y a souvent un aléa, et la question se joue à l'expertise. ODAYA Avocats défend les chirurgiens libéraux et hospitaliers devant l'expert, la CCI, le tribunal judiciaire, l'Ordre et le juge pénal.

CCI Île-de-FranceTribunal judiciaire de Paris et tribunaux d'Île-de-FranceCDOM et CDPI Île-de-FranceCPAM et commission paritaire
i.
Chirurgie · Les risques

Les risques propres à l'exercice chirurgical

Le chirurgien est jugé sur un acte unique, daté, tracé, dont les suites sont visibles. Lésion d'un organe voisin, infection du site opératoire, hémorragie, mauvais positionnement d'une prothèse, corps étranger oublié : chaque complication connue de la littérature peut être présentée comme une faute technique. La responsabilité civile repose sur l'article L.1142-1 du Code de la santé publique, qui exige une faute, sauf pour les infections nosocomiales dont l'établissement répond et pour l'aléa thérapeutique grave, indemnisé par la solidarité nationale.

Le second terrain est celui de l'information. L'article L.1111-2 du Code de la santé publique impose d'informer le patient des risques fréquents ou graves normalement prévisibles, et fait peser la preuve de cette information sur le praticien ; l'article L.1111-4 exige un consentement libre et éclairé. Fiche remise sans trace, consultation d'annonce trop courte, délai de réflexion non respecté en chirurgie esthétique : le défaut d'information est reproché même lorsque le geste était irréprochable, sous l'angle de la perte de chance de refuser l'intervention.

Le dossier opératoire est votre première protection : compte rendu précis, feuille de bloc, courrier au médecin traitant, trace de la consultation préopératoire. Nous le relisons avec vous avant toute réponse, car c'est sur lui que l'expert se prononcera.

Responsabilité
art. L.1142-1 CSP
faute prouvée, sauf nosocomial et aléa grave
Information
art. L.1111-2 CSP
la preuve incombe au praticien
Assurance
art. L.1142-2 CSP
RCP obligatoire pour tout chirurgien libéral
ii.
Contentieux · CPAM

Face à la CPAM : dépassements d'honoraires et codage des actes

Le chirurgien est moins exposé au contrôle statistique que le généraliste, mais deux sujets le visent directement. Le premier est le dépassement d'honoraires. En secteur 2, les honoraires doivent être fixés avec tact et mesure, exigence de l'article R.4127-53 du Code de la santé publique. La CPAM sanctionne les dépassements jugés excessifs, sur signalement de patients ou d'après vos relevés, par une procédure devant la commission paritaire pouvant aller jusqu'au déconventionnement temporaire, et transmet fréquemment le dossier à l'Ordre.

Le second sujet est le codage : association d'actes CCAM, règles de cumul, majorations d'urgence, actes réalisés par un aide opératoire mais facturés par le chirurgien, interventions facturées en libéral alors qu'elles relèvent d'une activité salariée. Le service médical compare la facturation aux comptes rendus opératoires et notifie un indu sur le fondement de l'article L.133-4 du Code de la sécurité sociale, à contester devant la commission de recours amiable dans les deux mois, souvent assorti d'une pénalité financière contre laquelle vous avez un mois pour présenter vos observations.

Déconventionnement : la procédure
iii.
Patients · Expertise · Ordre

Face aux patients et à l'Ordre : l'expertise avant tout

Le patient qui s'estime victime d'une complication a trois voies. La commission de conciliation et d'indemnisation d'Île-de-France, gratuite, accessible lorsque le dommage dépasse un seuil de gravité, notamment un taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique supérieur à 24 % (article D.1142-1 du code de la santé publique) ; elle désigne un expert et rend un avis qui, s'il retient une faute, expose votre assureur. Le tribunal judiciaire, avec une expertise ordonnée en référé. L'Ordre, moins pour obtenir réparation que pour faire sanctionner un manquement : information insuffisante, suivi postopératoire délégué sans contrôle.

Dans les trois cas, tout se joue à l'expertise. Le chirurgien doit y être assisté, par un avocat et par le médecin-conseil de sa compagnie d'assurance, et y arriver avec un dossier reconstitué : chronologie, données de la littérature sur la fréquence de la complication, justification de l'indication, preuves de l'information. Nous rédigeons un dire avant l'expertise et un dire après le pré-rapport, car un rapport défavorable est très difficile à renverser ensuite.

La clinique n'est pas un allié automatique : le contrat d'exercice, la répartition des responsabilités avec l'anesthésiste et l'établissement, la question de l'infection nosocomiale deviennent des enjeux dès qu'un accident survient.

L'expertise est une audienceLe rapport de l'expert est repris par la CCI, le tribunal judiciaire, la chambre disciplinaire et le juge pénal. Ne vous y rendez jamais seul.
Préparer l'expertise médicale
iv.
Défense pénale

Ce qui bascule au pénal en chirurgie

La plainte pénale d'un patient ou d'une famille vise les blessures involontaires de l'article 222-19 du Code pénal ou l'homicide involontaire de l'article 221-6. Déposée auprès du procureur ou devant le juge d'instruction avec constitution de partie civile, elle entraîne l'audition du chirurgien, la saisie du dossier médical, une expertise pénale distincte de l'expertise civile, puis un placement sous le statut de témoin assisté ou une mise en examen.

L'article 121-3 du Code pénal protège le chirurgien auteur indirect : il n'est responsable que d'une faute caractérisée exposant autrui à un risque d'une particulière gravité qu'il ne pouvait ignorer, ou d'une violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité. La défense consiste à établir que la complication était connue, que l'indication était justifiée et que la surveillance postopératoire a été assurée. Les affaires de chirurgie esthétique, de chirurgie bariatrique et d'intervention hors compétence sont celles où le parquet poursuit le plus volontiers. S'ajoutent les poursuites pour escroquerie liées à des honoraires facturés sans acte, nées le plus souvent d'un contrôle CPAM ou d'un signalement de la clinique.

Blessures involontaires : la défense du médecin
v.
ODAYA Avocats

Pourquoi confier votre défense à ODAYA

Un dossier de complication chirurgicale se joue devant quatre instances qui lisent le même rapport d'expertise. Les avocats du cabinet ont une fibre pénale particulièrement utile dans cette matière : elle impose de ne rien concéder à l'expertise civile qui puisse être retourné contre vous devant le tribunal correctionnel.

Dans la majorité des dossiers, vous ne payez aucun honoraire au-delà de ce que prend en charge votre assureur (responsabilité civile professionnelle ou protection juridique), en conciliation comme en jugement. Vous choisissez librement votre avocat.

ODAYA Avocats intervient à Paris, en Île-de-France et partout en France. Le premier entretien téléphonique de 20 minutes est offert et confidentiel.

Article : avocat pour chirurgien

Questions fréquentes

Une complication opératoire est-elle forcément une faute ?

Non. La responsabilité du chirurgien suppose une faute prouvée, en vertu de l'article L.1142-1 du Code de la santé publique. Une complication connue, survenue malgré une technique conforme, relève de l'aléa thérapeutique, indemnisé par la solidarité nationale lorsque le dommage est grave. La distinction se fait à l'expertise.

Le patient a signé une fiche d'information : suis-je protégé ?

C'est un élément important mais pas suffisant. Le juge vérifie que l'information a été délivrée au cours d'un entretien individuel, adaptée au patient et portant sur les risques fréquents ou graves normalement prévisibles. La trace d'une consultation dédiée et d'un délai de réflexion complète utilement la fiche.

Le patient a saisi la CCI : dois-je y répondre ?

Oui. La commission désigne un expert et convoque une réunion d'expertise à laquelle vous devez participer, assisté. Votre assureur doit être averti immédiatement. L'avis de la CCI n'est pas une décision de justice, mais il oriente l'indemnisation.

La CPAM me reproche des dépassements d'honoraires excessifs : quelle procédure ?

La caisse engage une procédure conventionnelle devant la commission paritaire, précédée d'un courrier vous invitant à présenter vos observations, et peut transmettre le dossier à l'Ordre pour manquement au tact et à la mesure. Le montant, la complexité de l'acte et la situation du patient sont les éléments de la défense.

Ma clinique me met en cause pour une infection nosocomiale : qui est responsable ?

L'établissement répond de plein droit des infections nosocomiales, sauf cause étrangère, en vertu de l'article L.1142-1 du Code de la santé publique. Il peut chercher à établir une faute du chirurgien pour partager la charge. Votre contrat d'exercice et votre police d'assurance doivent être examinés dès la mise en cause.

Une notification CPAM entre les mains ?

Le délai court dès réception. Premier entretien de 20 minutes offert et confidentiel pour faire expertiser le courrier avant de répondre.

Honoraires pris en charge par votre assureur dans la majorité des cas, en conciliation comme en jugement.

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