Les risques propres à la médecine générale
Le généraliste cumule trois facteurs d'exposition. D'abord le volume : plusieurs milliers d'actes par an, avec des majorations de nuit, de dimanche, d'urgence ou de déplacement dont l'application est conditionnée par la NGAP. Le service médical de la CPAM dispose pour chaque praticien d'un profil statistique comparé à ses confrères du département ; un écart sur les visites à domicile ou sur les majorations suffit à déclencher une analyse d'activité.
Ensuite la prescription. Le généraliste prescrit la majorité des arrêts de travail, des transports sanitaires et des médicaments remboursés, et ces prescriptions sont scrutées : durée des arrêts, prescriptions hors autorisation de mise sur le marché, actes de biologie. Enfin le certificat : de sport, de coups et blessures, d'aptitude, attestation pour une procédure de divorce ou de garde d'enfant. Chaque document engage sa signature et peut être reproché devant l'Ordre ou au pénal.
En maison de santé pluriprofessionnelle, structure prévue par l'article L.6323-3 du Code de la santé publique, la facturation reste individuelle mais les protocoles et le dossier partagé sont communs : un contrôle qui vise un associé rejaillit vite sur les autres.