Les risques propres à la kinésithérapie libérale
L'activité d'un cabinet de kinésithérapie se mesure en centaines de séances par mois. Chaque séance est un acte coté, rattaché à une prescription, à un bilan et à un patient. Cette masse produit des données statistiques que la CPAM compare à celles des confrères du département : nombre d'actes par jour, part des actes à domicile, montant moyen par patient, proportion d'actes de nuit ou de dimanche. Un profil qui s'écarte de la moyenne déclenche le contrôle, sans qu'aucune faute ne soit encore reprochée.
La seconde particularité tient à la nature de l'acte : un soin manuel, prolongé, dans une pièce fermée, souvent sur un patient partiellement dévêtu. La kinésithérapie est de ce fait exposée, plus que d'autres disciplines, aux accusations de gestes déplacés, qu'elles émanent d'une incompréhension sur la technique employée ou d'une plainte délibérée. Ces accusations relèvent d'emblée de l'Ordre et du pénal.