Face à la CPAM de l'Essonne
Le siège de la Caisse primaire d'assurance maladie de l'Essonne se trouve à Évry, 2 rue Ambroise-Croizat ; ses courriers sont à adresser à Évry Cedex. En Essonne, l'atypie d'activité a une cause structurelle : selon l'étude démographique de l'ARS Île-de-France fondée sur le RPPS, la densité de généralistes est passée de 99,2 à 82,3 pour 100 000 habitants entre 2011 et 2022, la baisse la plus forte de la région. Un généraliste d'Étampes, de Dourdan ou de Milly-la-Forêt qui reçoit quarante patients par jour parce qu'il est le dernier du canton apparaît, dans les tableaux de la caisse, comme un praticien à surveiller.
Le premier réflexe consiste à replacer les chiffres dans leur contexte : nombre de médecins traitants déclarés, part de patients en affection de longue durée, absence de confrères à proximité, permanence des soins. Ces éléments doivent être versés dès la phase contradictoire du contrôle d'activité, avant l'entretien avec le médecin-conseil, et non découverts par la caisse au stade du recours.
Lorsqu'un indu est notifié, la Commission de recours amiable de la CPAM de l'Essonne doit être saisie dans les deux mois, par lettre recommandée avec avis de réception. Le recours contre sa décision, ou contre son silence, est porté devant le pôle social du tribunal judiciaire d'Évry-Courcouronnes, rue des Mazières. La pénalité financière prononcée sur le fondement de l'article L.114-17-1 du Code de la sécurité sociale suit le même chemin après l'avis de la commission des pénalités. L'appel relève de la cour d'appel de Paris, et non de la cour de Versailles.