Le médecin de Nanterre, entre médecine sociale et contrôle
La médecine nanterrienne est marquée par l'hôpital Max-Fourestier, établissement du Centre d'accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre, dont les missions associent urgences, psychiatrie et médecine sociale. Autour de lui, des généralistes en cabinet ou en maison de santé prennent en charge une patientèle nombreuse, avec une forte demande d'arrêts de travail, de certificats et de prescriptions de transport.
Ce profil d'activité attire des procédures précises de la CPAM des Hauts-de-Seine : mise sous objectifs ou sous accord préalable des prescripteurs d'arrêts de travail (article L. 162-1-15 du Code de la sécurité sociale), contrôle d'activité sur les visites à domicile et les majorations, indus sur les prescriptions de transport, pénalités financières pour certificats jugés non conformes. Le médecin est convoqué par le médecin-conseil, puis reçoit une notification à contester dans les deux mois devant la commission de recours amiable.
Le versant pénal est particulier à Nanterre. Le parquet y reçoit les plaintes de la caisse pour escroquerie, mais aussi les plaintes de patients pour faux certificat ou violation du secret, et les signalements liés aux personnes vulnérables, dans lesquels le médecin est tantôt auteur du signalement, tantôt mis en cause pour ne pas avoir signalé. Les praticiens du CASH peuvent être entendus après un décès aux urgences ou une fugue de patient hospitalisé en psychiatrie.
Les plaintes ordinales suivent le circuit habituel des Hauts-de-Seine : conseil départemental à Levallois-Perret, puis chambre disciplinaire de première instance d'Île-de-France.