Centres de santé et cabinets : les contrôles qui visent le praticien
Les centres de santé médicaux et dentaires se sont multipliés à Levallois-Perret comme dans toute la petite couronne. Ces structures, régies par l'article L. 6323-1 du Code de la santé publique, emploient des médecins et des chirurgiens-dentistes salariés et facturent en leur nom à la CPAM des Hauts-de-Seine. Ce montage crée un risque particulier : le gestionnaire reçoit la notification d'indu, mais la pénalité financière, la plainte ordinale et la plainte pénale visent des personnes physiques, c'est-à-dire vous.
Les contrôles menés dans ces centres portent sur des sujets récurrents : actes facturés sans être réalisés, soins effectués par un professionnel non habilité mais facturés sous le numéro d'un médecin, majorations indues, consultations « en série ». Lorsque la caisse dépose plainte pour escroquerie ou usage de faux, le médecin salarié est mis en cause aux côtés du gestionnaire, parfois pour des facturations qu'il n'a jamais vues.
La déontologie s'invite également : l'article R. 4127-5 du Code de la santé publique interdit au médecin d'aliéner son indépendance professionnelle. Un contrat de travail qui impose des objectifs d'actes ou des prescriptions orientées expose le praticien à une plainte du conseil départemental lui-même, après un signalement de la caisse.
Les libéraux de Levallois ne sont pas épargnés : contrôle d'activité de l'article L. 315-1 du Code de la sécurité sociale, indu sur les cotations, plainte d'un patient pour refus de soins ou certificat de complaisance, et, pour les praticiens de l'hôpital Franco-Britannique, les enjeux pénaux propres à tout établissement de soins.