Les dossiers des praticiens montreuillois
Montreuil est une ville de médecine de ville : cabinets libéraux de premier et de second recours, maisons de santé, et trois centres municipaux de santé (Léo-Lagrange, Daniel-Renoult et Savattero, selon le site de la Ville) qui regroupent médecine générale, cardiologie, gynécologie, rhumatologie, pédiatrie ou psychiatrie. Les contentieux qui en découlent ne sont pas ceux d'un hôpital : ils naissent de la facturation, de la prescription et de la relation directe avec le patient.
Côté CPAM de Seine-Saint-Denis, les motifs les plus fréquents sont l'indu pour cotations jugées non conformes à la nomenclature (actes techniques associés, consultations complexes, majorations), les arrêts de travail considérés comme excessifs avec mise sous objectifs ou sous accord préalable, et la pénalité financière lorsque la caisse estime que la règle a été méconnue en connaissance de cause. Le déconventionnement, décidé après avis de la commission paritaire, reste la sanction la plus redoutée d'un libéral.
Côté patients, la plainte ordinale pour manquement à l'information, refus de certificat ou propos jugés déplacés est fréquente, souvent doublée d'un avis en ligne malveillant. Côté pénal, les dossiers de faux certificats, de violation du secret ou de prescriptions détournées commencent souvent par une audition libre ou une garde à vue.