Ce qu'un médecin de Saint-Denis rencontre
Saint-Denis concentre une offre de soins très particulière : le centre hospitalier de Saint-Denis (hôpital Delafontaine et hôpital Casanova), quatre centres municipaux de santé gérés par la commune nouvelle (Henri-Barbusse, du Cygne, Les Moulins, La Plaine) et des cabinets libéraux qui absorbent une patientèle nombreuse, souvent précaire. Cette intensité d'activité est précisément ce que la CPAM de Seine-Saint-Denis observe.
Le premier risque est le contrôle d'activité de l'article L.315-1 du Code de la sécurité sociale : volume d'actes élevé, visites à domicile, majorations de nuit ou de dimanche, arrêts de travail nombreux font ressortir un profil « atypique ». Le service médical convoque, puis la caisse notifie un indu, une pénalité financière (article L.114-17-1 du même code) ou engage un déconventionnement. Dans les cas les plus lourds, elle dépose plainte pour escroquerie.
- Médecin salarié d'un centre de santé : la structure porte le conventionnement et reçoit l'indu, mais les responsabilités ordinale et pénale restent personnelles.
- Praticien hospitalier : la plainte d'un patient passé par les urgences ou la maternité peut prendre la voie pénale (blessures ou homicide involontaires) ou la voie indemnitaire (CCI, tribunal administratif).
- Médecin libéral : plainte ordinale pour refus de soins ou certificats ; enquête pénale après un décès ou une dénonciation.