Hôpital, clinique, cabinet : trois expositions différentes
Boulogne-Billancourt est une ville d'hôpital et de cabinets. L'hôpital Ambroise-Paré AP-HP y accueille praticiens hospitaliers, internes et chefs de clinique ; des établissements privés comme la clinique Marcel-Sembat ou le Centre chirurgical des Princes regroupent chirurgiens et anesthésistes libéraux ; les quartiers résidentiels comptent généralistes, pédiatres et gynécologues de ville. Le risque juridique diffère dans chacun de ces cadres.
Le praticien hospitalier voit sa responsabilité civile absorbée par l'établissement public, sauf faute détachable du service. Mais sa responsabilité pénale reste personnelle : après un décès inexpliqué, une erreur de dosage ou un retard de prise en charge aux urgences, l'enquête cherche des personnes physiques. Chef de service, praticien de garde, interne et anesthésiste peuvent être entendus, d'abord comme témoins, puis en audition libre ou en garde à vue. La plainte ordinale reste ouverte contre le médecin hospitalier, et l'activité libérale à l'hôpital, autorisée par l'article L. 6154-1 du Code de la santé publique, fait l'objet de contrôles propres.
Le médecin libéral de Boulogne connaît les procédures de la CPAM des Hauts-de-Seine : contrôle d'activité sur les arrêts de travail ou les cotations, notification d'indu, pénalité financière de l'article L. 114-17-1 du Code de la sécurité sociale, saisine de la commission paritaire. Les chirurgiens de clinique sont exposés aux rapprochements entre la facturation de l'établissement et leurs propres honoraires.
Tous sont concernés par le patient : demande de dossier médical, avis négatifs en ligne, saisine de la CCI Île-de-France, expertise judiciaire, plainte pour violation du secret médical.