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Spécialités · Anesthésie-réanimation

Avocats des anesthésistes-réanimateurs

Un patient qui ne se réveille pas comme prévu, une désaturation en salle de surveillance post-interventionnelle, une allergie non anticipée : l'anesthésiste-réanimateur est souvent le premier praticien recherché lorsqu'une intervention tourne mal. ODAYA Avocats défend les anesthésistes-réanimateurs devant l'expert, le juge pénal, l'Ordre et la CPAM, avec une fibre pénale particulièrement utile dans cette matière.

Tribunal judiciaire (pôle social et chambres civiles)Tribunal correctionnelCDPI Île-de-FranceCCI Île-de-France
i.
Discipline · Anesthésie

Les risques propres à l'anesthésie-réanimation

L'anesthésiste-réanimateur exerce dans une fenêtre de temps courte, sur un patient qui ne peut plus rien exprimer. Quand un dommage survient, l'enquête se concentre sur trois moments précis : la consultation pré-anesthésique, l'induction et le réveil. Le Code de la santé publique impose une consultation pré-anesthésique plusieurs jours avant toute intervention programmée, distincte de la visite de la veille, et une surveillance continue après l'acte. Ce sont ces étapes réglementées que l'expert vérifie en premier.

Les reproches les plus fréquents portent sur l'évaluation du terrain (voies aériennes difficiles, allergie, apnée du sommeil, traitement anticoagulant non relayé), sur l'information du patient concernant les risques propres à la technique choisie (anesthésie générale, locorégionale, rachianesthésie) et sur la surveillance post-opératoire : sortie de salle de surveillance post-interventionnelle jugée trop précoce, dépression respiratoire sous morphiniques, retard de prise en charge d'une hémorragie. Sur l'information, la preuve incombe au praticien : une feuille de consultation lacunaire fragilise la défense même lorsque le geste était irréprochable.

Consultation pré-anesthésique
obligatoire
plusieurs jours avant l'intervention programmée
Charge de la preuve
au praticien
pour l'information délivrée au patient
ii.
Contentieux · CPAM

Face à la CPAM : contrôles ciblés sur l'anesthésie

Le contentieux CPAM de l'anesthésiste-réanimateur est moins volumineux que celui d'autres disciplines, mais il porte sur des montants élevés. Le service médical vérifie la cohérence entre l'acte d'anesthésie facturé et l'acte chirurgical correspondant dans la CCAM, la facturation des majorations de nuit, de dimanche et d'urgence, les modificateurs appliqués aux patients à risque et le cumul d'actes sur une même séance opératoire.

Pour les praticiens exerçant en secteur 2, s'ajoute la surveillance des pratiques tarifaires : dépassements jugés excessifs, absence de tact et mesure, défaut d'affichage ou de devis. Ces griefs ne relèvent pas de l'indu mais de la procédure conventionnelle, avec un risque de sanction pouvant aller jusqu'au déconventionnement temporaire.

  • Notification d'indu : saisine de la Commission de recours amiable dans les deux mois, par lettre recommandée.
  • Contrôle d'activité (art. L.315-1 CSS) : phase contradictoire et entretien avec le médecin-conseil, avec droit à l'assistance d'un avocat.
  • Pénalité financière (art. L.114-17-1 CSS) : observations sous un mois, puis avis de la commission des pénalités avant la décision du directeur.
Ne répondez pas seul au médecin-conseilL'entretien du contrôle d'activité donne lieu à un rapport qui suivra le dossier jusqu'au tribunal. Chaque explication donnée sans préparation peut être relue comme un aveu de facturation irrégulière.
Contrôle d'activité : vos droits
iii.
Ordre · Patients

Face à l'Ordre et aux patients

La plainte d'un patient ou d'une famille est déposée au conseil départemental de l'Ordre des médecins, qui organise une conciliation obligatoire avant transmission à la chambre disciplinaire de première instance d'Île-de-France. Pour l'anesthésiste, la difficulté vient souvent de ce que le patient n'a gardé aucun souvenir de la prise en charge : la plainte repose sur le récit de la famille et sur le dossier du bloc, qu'il faut donc reconstituer avec précision (feuille d'anesthésie, courbes du monitorage, fiche de SSPI, transmissions).

Sur le terrain indemnitaire, la CCI d'Île-de-France est la voie la plus fréquente : elle ordonne une expertise gratuite pour le patient et rend un avis sur la responsabilité. L'expertise est le moment décisif. L'anesthésiste s'y présente avec son avocat et, si possible, un médecin-conseil de sa discipline, pour discuter point par point la conformité aux recommandations de la Société française d'anesthésie et de réanimation et le lien de causalité avec le dommage.

Le partage de responsabilité avec le chirurgien est un enjeu constant. Chacun répond de sa propre sphère d'intervention, mais les zones de recouvrement (positionnement du patient, antibioprophylaxie, surveillance en salle de réveil, décision de réintervention) donnent lieu à des débats serrés entre assureurs. Une défense construite dès l'expertise évite que la faute de l'un ne soit imputée à l'autre.

Préparer l'expertise médicale
iv.
Défense pénale

Ce qui bascule au pénal en anesthésie-réanimation

Un décès au bloc ou en réanimation entraîne fréquemment une plainte pour homicide involontaire ; une lésion grave (anoxie cérébrale, paralysie après une anesthésie locorégionale, brûlure liée au matériel) conduit à des poursuites pour blessures involontaires. Le parquet peut aussi ouvrir une enquête d'office après un signalement de l'établissement ou une autopsie.

La loi distingue la faute simple, qui suffit lorsque le praticien a directement causé le dommage, et la faute caractérisée ou la violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité, exigées lorsqu'il n'a fait que contribuer à la situation. Cette distinction, propre au droit pénal, est au cœur de la défense de l'anesthésiste : la plupart des dommages résultent d'une chaîne d'événements impliquant le chirurgien, l'équipe infirmière et l'organisation de l'établissement.

Concrètement, ODAYA intervient dès l'audition libre ou la garde à vue, assiste le praticien lors de la perquisition ou de la saisie du dossier au bloc, prépare l'interrogatoire de première comparution en cas de mise en examen et conteste, si nécessaire, la mission ou les conclusions de l'expert judiciaire. L'objectif est de ramener le débat sur le terrain médical et d'obtenir, lorsque les faits le permettent, un classement, un non-lieu ou une relaxe.

Réflexe immédiatEn cas de décès inexpliqué, ne modifiez jamais le dossier d'anesthésie après coup et n'adressez aucun écrit à la famille sans conseil : ces pièces seront saisies et comparées.
Lire l'article : avocat pour anesthésiste
v.
Pourquoi ODAYA

Pourquoi confier votre défense à ODAYA

Le cabinet, fondé en 2018 par Yohan Dehan et Allan Schinazi, défend les médecins sur tous les fronts qu'un même accident d'anesthésie peut ouvrir simultanément : la plainte pénale, la procédure ordinale, l'expertise CCI ou judiciaire et, parfois, le contrôle CPAM qui s'y greffe. Une seule équipe coordonne ces procédures pour que ce qui est dit devant l'expert ne soit pas retourné contre vous devant le tribunal correctionnel.

Dans la majorité des dossiers, vous ne payez aucun honoraire au-delà de ce que prend en charge votre assureur (responsabilité civile professionnelle ou protection juridique), en conciliation comme en jugement. Vous choisissez librement votre avocat.

ODAYA Avocats intervient à Paris, en Île-de-France et partout en France, depuis le 174 rue de Courcelles, 75017 Paris. Le premier entretien téléphonique de 20 minutes est offert et confidentiel : appelez le 01 85 73 41 85.

Nos honoraires

Questions fréquentes

Le chirurgien et l'anesthésiste peuvent-ils être poursuivis ensemble ?

Oui. Chacun répond de ses propres fautes, mais le patient ou le parquet visent fréquemment les deux praticiens en même temps. La défense consiste à délimiter précisément la sphère de compétence de chacun à partir du dossier du bloc et des recommandations professionnelles.

Que se passe-t-il si la consultation pré-anesthésique n'a pas été faite dans les délais ?

L'absence ou la tardiveté de la consultation constitue un manquement réglementaire, mais elle n'engage la responsabilité que si elle a contribué au dommage. Il faut démontrer que les éléments qu'elle aurait révélés n'auraient pas modifié la prise en charge.

Puis-je être poursuivi pénalement pour un accident sans faute grave ?

Lorsque l'anesthésiste a directement causé le dommage, une faute simple d'imprudence suffit en théorie. Lorsqu'il n'a fait que contribuer à la situation, la loi exige une faute caractérisée. Cette qualification est un point majeur de la défense.

Mon assureur me désigne un avocat : suis-je obligé de l'accepter ?

Non. Vous choisissez librement votre avocat, et les honoraires restent pris en charge par votre assureur dans la majorité des dossiers, en conciliation comme en jugement.

Une notification CPAM entre les mains ?

Le délai court dès réception. Premier entretien de 20 minutes offert et confidentiel pour faire expertiser le courrier avant de répondre.

Honoraires pris en charge par votre assureur dans la majorité des cas, en conciliation comme en jugement.

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