Les contentieux du médecin versaillais
La médecine à Versailles associe une offre libérale importante, avec de nombreux praticiens de secteur 2, et le centre hospitalier de Versailles, dont l'hôpital André-Mignot est implanté sur la commune voisine du Chesnay-Rocquencourt. Les contentieux qui en découlent relèvent d'institutions propres aux Yvelines.
La CPAM des Yvelines conduit les contrôles d'activité, notifie les indus et engage les pénalités financières selon les mêmes textes que partout en France, avec ses propres priorités : dépassements d'honoraires des praticiens de secteur 2, associations d'actes chez les radiologues et les chirurgiens, prescriptions de biologie et d'imagerie. Sa commission de recours amiable se réunit à Versailles ; son silence pendant deux mois vaut rejet et ouvre le recours devant le pôle social.
Le conseil départemental de l'Ordre des médecins des Yvelines siège à Noisy-le-Roi, à quelques kilomètres de Versailles. Il reçoit les plaintes de patients, organise la conciliation et peut décider de s'associer à la plainte avant transmission à la chambre disciplinaire de première instance d'Île-de-France. Il examine aussi les contrats d'exercice, ce qui en fait un interlocuteur régulier des praticiens de la ville.
Au pénal, le parquet de Versailles est saisi des plaintes de patients ou de la caisse pour les faits commis dans son ressort. Pour les praticiens de l'hôpital André-Mignot, les enquêtes après décès ou complication grave suivent le même chemin : audition, éventuelle garde à vue, puis information judiciaire ou convocation devant le tribunal correctionnel de Versailles.