Les contentieux du médecin de Neuilly-sur-Seine
Neuilly concentre une médecine libérale particulière : cabinets de secteur 2 à honoraires libres, chirurgiens et anesthésistes rattachés aux établissements du boulevard Victor-Hugo (groupe hospitalier privé Ambroise Paré – Hartmann), praticiens de la clinique Sainte-Isabelle ou de l'Hôpital Américain de Paris. D'où des risques que l'on rencontre moins ailleurs dans le département.
Premier front, les honoraires. Le code de déontologie impose des honoraires fixés « avec tact et mesure » (article R. 4127-53 du Code de la santé publique). Un patient qui conteste un dépassement saisit le conseil départemental de l'Ordre des Hauts-de-Seine. La CPAM des Hauts-de-Seine, de son côté, peut relever des dépassements qu'elle estime excessifs et engager la procédure conventionnelle devant la commission paritaire, jusqu'au déconventionnement temporaire. Un écart avec les engagements OPTAM remet l'option en cause.
Deuxième front, le contrôle d'activité. L'analyse des prescriptions et des actes (article L. 315-1 du Code de la sécurité sociale) vise fréquemment les praticiens à forte activité technique. À Neuilly, les dossiers portent souvent sur des cotations d'imagerie, de chirurgie ambulatoire ou d'anesthésie, et sur des associations d'actes que la caisse refuse de cumuler.
Troisième front, le patient et le pénal. Une chirurgie esthétique qui se complique, un incident d'anesthésie, un défaut d'information sur les risques : la contestation prend la forme d'une saisine de la CCI Île-de-France, d'une assignation devant le tribunal judiciaire de Nanterre ou d'une plainte pour blessures involontaires. Une plainte pour faux certificat ou facturation d'actes non réalisés arrive directement au parquet de Nanterre.