Une ville où toutes les institutions sont réunies
Peu de communes franciliennes concentrent autant d'acteurs du contentieux médical. L'hôpital Henri-Mondor (AP-HP, 1 rue Gustave-Eiffel) et l'hôpital Albert-Chenevier emploient des centaines de praticiens hospitaliers, universitaires et internes ; la CPAM du Val-de-Marne a installé son siège dans le quartier de l'Échat, selon le site de la Ville de Créteil ; le conseil départemental de l'Ordre des médecins du Val-de-Marne siège 4 rue Octave-du-Mesnil ; le tribunal judiciaire est place du Palais. Le Val-de-Marne est par ailleurs le département de petite couronne où la densité de généralistes est la plus élevée après Paris, 124,7 pour 100 000 habitants en 2022 selon l'étude de l'ARS Île-de-France fondée sur le RPPS.
Pour les hospitaliers, le contentieux vient surtout des patients : plainte pénale après une complication opératoire ou un décès en réanimation, saisine de la CCI, action indemnitaire contre l'AP-HP devant le tribunal administratif, plainte ordinale visant nommément le chirurgien ou l'anesthésiste. S'y ajoutent les procédures internes et les enquêtes pour violation du secret ou faux dans les dossiers.
Pour les libéraux de Créteil et des communes voisines, les dossiers CPAM dominent : contrôle d'activité, indu sur les actes de radiologie, de cardiologie ou de dermatologie, pénalité financière, procédure conventionnelle, avec un service médical proche et bien préparé.